Actions envisageables et les limites de l'intervention humaine

 

 

                    Les catastrophes naturelles font des ravages. Elles causent de terribles dégâts dans les vies, l'économie et les infrastructures d'un pays. 
Nous pouvons éviter, ou du moins, atténuer les effets des catastrophes naturelles, mais pour cela il faut investir davantage dans la prévention. 
Même si cela semble être une évidence, ce n'est que depuis ces dernières années que l'on a commencé à s'intéresser à la prévention et à la reconstruction post-catastrophe.

 

 

 L'une des plus grandes difficultés rencontrées par l'homme reste la prévision de ces catastrophes. En effet, les dispositifs pour les prévoir manquent parfois de précision, ou bien les données sont mal interprétées.
La prévision d'une tempête est seulement valable sur un maximum de 5 jours et pour un carré de 25km de cote.  Également, les appareils ne permettent pas la prise en compte de phénomènes ponctuels de renforcement des vents, dus par exemple à des particularités micro géographiques ou autres.

 

Instruments météorologiques

centre de recherches

 

La prévision d'un tsunami n'est possible qu'entre un quart d'heure et plusieurs heures avant.

Les séismes sont également très difficiles à prévoir. Contrairement aux autres cataclysmes, les tremblements de terre comportent une multitude de donnés à prendre en compte : secousses, déformations du sol,  modifications des champs électriques et magnétique terrestre et du niveau de la nappe phréatique, émissions de gaz le long des lignes de fracture. Malheureusement, ces phénomènes se produisent aussi indépendamment de toute activité sismique et dans le cas de séismes violents, ils n'ont jamais été enregistrés de façon cohérente et précise par les réseaux de surveillance.

 

Sismographes

Centre de recherches

 

Certaines catastrophes sont même impossibles à prévoir. C'est le cas des grandes sécheresses.

Il est également impossible de prévenir tous les glissements de terrain, en particulier ceux qui ont été provoqués par des pluies torrentielles.

 

Glissement de terrain

 

En outre, les constructions même si elles respectent des normes contraignantes, ne sont pas toujours assez résistantes. La recherche pour innover dans ce secteur a encore des progrès à faire. En effet certaines constructions telles que les digues ou les constructions parasismiques ne peuvent pas toujours empêcher des dégâts d'une catastrophe de grande ampleur.

 

Construction d'une digue

 

Les plans de secours et de prévention reste à améliorer, notamment les systèmes d'alerte. Malheureusement certaines populations en cas d'arrivée imminente d'une catastrophe ne sont pas averties et évacuées à temps. C'était le cas notamment du tsunami en décembre 2004.

Le manque de moyens financiers de certains pays est également un problème dans la lutte contre ces catastrophes. Les matériaux pour renforcer ou construire des bâtiments afin de lutter contre les catastrophes naturelles coûtent très cher. Ce coût constitue donc une limite à l'intervention humaine dans les pays pauvres. L’importance des moyens financiers pour la prévision, la prévention et la gestion post-crise fait apparaître une fracture entre les pays développés et les pays en développement. D'un côté, nous trouvons des plans de prévention soutenus par d'énormes moyens financiers et de l'autre des populations qui s'installent là où les perspectives économiques sont les plus favorables sans prendre en compte les risques de catastrophes. Leurs croissances urbaines fortes et anarchiques amplifient également les conséquences des catastrophes naturelles.
L'homme apparaît donc comme un facteur aggravant des suites des catastrophes naturelles.
Les exemples de ce problème sont nombreux. Certains permis de construire sont délivrés sur des zones inondables. Parfois même ces constructions sont interdites par les plans de prévention. C'est ce qui s'est passé lors de la tempête Xynthia qui a fortement touché la Vendée et la Charente-Maritime fin février 2010. Certaines infrastructures étaient bâties au-dessous du niveau de la mer. Il arrive également que certains responsables de constructions trichent sur les normes parasismiques. Ainsi, au Japon une affaire de ce type avait fait scandale. Certaines écoles, qui n'avaient pas été construites dans les normes, avaient été détruites après le séisme de Sichuan en Chine.  L’utilisation de matériaux non adéquats pour leur construction avait permis à certains responsables de s'enrichir.

Parfois, même informées, certaines populations décident de s'installer dans des zones à risques. On retrouve cette situation à la fois dans les pays pauvres et dans les pays riches. Lors de la tempête Xynthia, Christine, une sinistrée, a déclaré qu'elle était au courant des risques mais qu'elle aimait beaucoup la région. C'est parfois le manque d'information qui pousse les populations à minimiser les risques. Cette même sinistrée a déclaré « on a longtemps parlé de ces digues mais on s'est dit : ca n'arrivera jamais, et puis une ampleur comme celle là ... »
L'information apparaît donc comme un problème supplémentaire. Certaines populations ne sont pas informées assez vite de l'arrivée imminente d'une catastrophe, mais il existe également des populations qui ne s'informent pas assez des risques dans leurs zones d'habitation.

 
Aujourd'hui, même si nous savons prévenir certains types de catastrophes naturelles, on sait aussi pourquoi on est incapable d'en prévenir d'autres. Cependant, nous sommes en droit de croire que le progrès technique dans le domaine des sciences et des technologies de l'information nous permettra dans l'avenir de déceler à temps les catastrophes naturelles pour les affronter sachant qu'il sera peut-être possible de savoir où et quand une catastrophe va se produire mais que l'homme n'a pas la capacité de l'empêcher. L'homme peut seulement prévenir et intervenir pour limiter les dégâts.

Dans les années à venir, nous avons différentes options pour résoudre les problèmes causés par les catastrophes naturelles :
- Progrès technologiques au niveau des satellites (recueil de données, supercalculateurs et affinement des modèles mathématiques). Cette option est à la fois envisageable et réalisable.
- Moins de pression sur l'écosystème terrestre limitera la fréquence des catastrophes climatiques (les seules qui soient imputables à l'activité humaine). Cette option est non seulement envisageable mais surtout indispensable. 
- Déplacement de populations (pieds des volcans, zones inondables, zones sismiques...). Cette option est envisageable et réalisable surtout dans les pays riches. Cependant, elle comporte une limite. Il est en effet difficile de déplacer des populations attachées à leurs régions et où les perspectives économiques sont favorables.
- Envisager des constructions à la fois anticycloniques ou parasismiques essentiellement dans les pays pauvres. Cette option est envisageable et réalisable avec une plus grande aide des pays industrialisés.
Outre les moyens envisageables, il en est d'autres qui sont souhaitables tels que la mutualisation de la prévention et de la gestion post-catastrophe.

 

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